AffroReggae


Fondé en 1993, le groupe culturel AffroReggae, est une ONG qui offre des activités socio-culturelles aux jeunes habitants des favelas. Son créateur, José Junior a été interviewé par un groupe de jeunes de la revue Megazine de Globo. En voici un extrait, fort instructif. Comment voyez vous la ségrégation spatiale à Rio ? Rio est la ville où il y a le moins de ségrégation au Brésil. Il n’y a pas un seul endroit au monde qui ressemble au Posto 9 d’Ipanema (célèbre lieu de rencontre sur la plage). Vous pouvez y voir des gays, des habitants des favelas, des garçons … Continuer de lire AffroReggae

Mascarade électorale


L’état d’Espirito-Santo, est devenu une petite enclave despotique au Sud-Est du Brésil. Les trois pouvoirs, plus les médias, sont aux mains d’un seul homme. Paulo César Hartung Gomes, qui se fait appeler Paulo Hartung, est un cas d’école. Arrivé au bout de deux mandats et d’un bilan catastrophique, le gouverneur voudrait avoir la main sur les prochaines élections. Avec la bénédiction des candidats à la présidentielle, le potentat local a lancé  son poulain et même son pseudo opposant. Pendant ce temps les hôpitaux et les prisons sombrent dans l’inhumanité. Continuer de lire Mascarade électorale

Un thé controversé


Le meurtre du célèbre caricaturiste brésilien Glauco et de son fils Raoni  par un jeune homme de 25 ans, a révélé les limites de la tolérance religieuse au Brésil. Les protagonistes étaient tous trois membres de l’église Ciel de Marie, fondée dans les années 90 par le dessinateur. Cette branche du mouvement religieux Santo Daime, un culte crée au cœur de l’Amazonie dans les années 30 par Raimundo Irineu Serra, mélange culture indigène et foi chrétienne. Les cérémonies de cette église syncrétique, qui compte environ 19.000 adeptes et de multiples ramifications au Brésil, consistent entre autre à honorer trois rituels : … Continuer de lire Un thé controversé

Le système carcéral en chiffres


Pour compléter l’article sur les geôles de l’enfer, voici quelques chiffres * : L’Etat d’Espirito-Santo compte 2677 détenus dans les commissariats soit 25% de la population carcérale de l’Etat. La moyenne nationale étant de 12%. 328 détenus sont morts dans les prisons de cet Etat en 2008. 5 détenus ont été démembrés en trois ans dans la prison de Viana, région de Vitoria. 2 mineurs ont été assassinés dans les unités socio-éducatives en 2009. Il y a 77 prisonniers pour chaque 100.000 habitants pour une moyenne nationale de 30 pour 100.000. La détérioration des conditions de détention est le fruit … Continuer de lire Le système carcéral en chiffres

Espirito Santo : Les geôles de l’enfer


Aujourd’hui, un groupe de travail du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, examinera à Genève la situation des prisonniers de l’Etat brésilien d’Espirito-Santo. Ce petit Etat du sud-est du Brésil a produit en quelques années ce qu’il y a de pire dans le système carcéral brésilien. Dans cette réunion sera présenté un rapport de 30 pages qui aura sans aucun doute une répercussion internationale et un impact non négligeable au Brésil. Les autorités locales, elles, ont opté pour la dénégation et la manipulation. La présentation du bilan en matière de politique carcérale habituellement transmise aux médias offre une image totalement … Continuer de lire Espirito Santo : Les geôles de l’enfer

Un immeuble dédié au crime


On dit que la nature a horreur du vide. Le crime a désormais une adresse et même une architecture. C’est dans le quartier de Vila Rubim, Vitoria (Etat d’Espirito-Santo), que se dresse ce bâtiment d’un genre particulier. Un immeuble ou le crime a élu domicile. L’édifice, jadis entièrement consacré au commerce, a été abandonné voilà 15 ans. Aujourd’hui chaque niveau de l’immeuble offre le spectacle de la déchéance humaine. Le crime se décline selon un ordre bien précis : 1er étage réservé aux consommateurs de crack 2ème étage voué à la prostitution 3ème destiné aux homicides Les trois étages et le … Continuer de lire Un immeuble dédié au crime

La loi Maria da Penha


Ces derniers jours, la presse brésilienne a relaté deux faits-divers bouleversants. Le premier, publié ce matin, raconte comment une femme réfugiée avec ses deux enfants dans un commissariat a révélé aux policiers l’enfer conjugal. Un cauchemar qui a duré près de douze ans. Le mari de cette dernière, Moizes Cipriano, la battait régulièrement sur le crâne et utilisait des armes artisanales pour la menacer et l’agresser. La famille fut séquestrée durant de longues années. Afin de dissuader l’épouse de prendre la fuite avec les enfants, il avait opté pour une méthode d’intimidation radicale. Un cercueil récupéré dans la décharge d’une … Continuer de lire La loi Maria da Penha