Le facteur humain


Sur ce blog, un post, intitulé Tempête, décrivait les dégâts provoqués par les intempéries dans la région de Vitoria. Il en expliquait aussi les causes.

En avril 2010, j’avais également chroniqué pour la radio (un court papier d’1mn 20) sur la catastrophe de Niteroi. Je ne pensais pas qu’une tragédie sans précédent se produirait en si peu de temps.

Voici le texte :

Les intempéries qui ont fait au dernier bilan 163 victimes et plus de 14.000 sans abris ont provoqué lundi dernier la paralysie de Rio et ses alentours.

Hier encore, un glissement de terrain dans la ville de Niteroi située à une dizaine de km de rio est venu alourdir le bilan. 200 corps pourraient être ensevelis sous la boue.

La conjonction de facteurs naturels, comme les fortes pluies, la topographie de la ville et la marée haute n’expliquent pas tout.

Les autorités sont pointées du doigt par des habitants fatigués de voir les politiques s’en remettre au climat et aux habitations précaires pour expliquer des tragédies répétitives.

Le défaut de surveillance des zones à risque, la non évacuation des maisons construites sur des terrains instables et le manque de carte géotechniques sont autant  d’erreurs accumulées tout au long de la gestion de la croissance urbaine.

Selon l’opposition, la mairie aurait même réduit les dépenses pour l’implantation de nouveaux systèmes de drainage et d’écoulement adéquat à Rio.

Le pouvoir fédéral vient de débloquer environ 100 millions de dollars pour répondre aux demandes répétées d’une aide d’urgence des autorités locales.

La plupart des observateurs et commentateurs des médias répètent que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Des maisons construites illégalement sur des zones à risques sont détruites par des glissements de terrains dus à de fortes précipitations. Ces catastrophes qui ne touchent pas seulement  Rio mais de nombreuses régions du Brésil pourraient donc être évitées, sinon atténuées, si les autorités concernées ne laissaient pas, dans un souci de paix sociale, les plus démunis construire dans des favelas accrochées aux collines.

Hélas, aujourd’hui, comme hier, la nature n’explique pas tout.

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