Quand le journalisme se met au service de l’intelligence


Selon le quotidien Folha de S. Paulo, daté du 14 décembre, le gouvernement Lula aurait rétribué durant cinq ans une agence de presse pour espionner le Mouvement des sans-terre (MST).

Cette agence de façade créée en 2005 par deux espions, officiellement réservistes de la marine et de la police militaire, serait directement liée à la présidence.

L’agence BR capital Press, située dans le centre de Brasilia, ne serait en réalité qu’une antenne de l’ABIN (services secrets brésiliens) chargée de surveiller le MST et plus largement les syndicats. Cette façade légale aurait pour fonction de filmer et de produire des rapports sur les manifestations et les marches des syndicats.

Lorsqu’il s’agit de sécurité nationale l’Etat n’a pas pour habitude de s’embarrasser de sentiments. Cela au risque de rompre l’alliance traditionnelle entre le PT, parti au pouvoir, et le Mouvement des sans terre.

Autre fait troublant, la discrète agence de presse accréditée au palais présidentiel, est autorisée à couvrir tous les événements publics du Président Lula.

Marina dos Santos, la coordinatrice du MST, semble stupéfaite :  » Nous savions que nous étions filmés par l’ABIN. Mais nous n’imaginions pas qu’il faille atteindre ce degré de sophistication pour nous surveiller ».

L’instrumentalisation du journalisme n’est, hélas, pas inédite dans les annales de l’espionnage, y compris au Brésil.

Source : Folha de S. Paulo

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