Règlement de compte


Hier, en début d’après-midi, Crispin Jairo da Silva, 33 ans, se rendit à la station de lavage située dans le quartier Gloria de Vila Velha, pour y laisser sa moto de marque Honda. Jusqu’ici rien d’inhabituel. Crispin vaqua à ses occupation, le temps de faire briller le chrome argenté de son deux roue. Revenu en milieu d’après-midi pour récupérer sa bécane, Crispin Jairo, ne remarqua pas l’Opel vectra de couleur verte, stationnée à proximité de la station de lavage. Il est probable que les vitres teintées du véhicule empêchèrent les curieux de voir deux hommes lourdement armés attendant patiemment leur … Continuer de lire Règlement de compte

Troca de tiros


Dimanche 25 octobre, 22h00, Favela Kelson, banlieue de Rio. Une jeune femme de 24 ans, Ana Cristina Costa do Nascimento, accompagnée de son mari, de ses trois enfants et de quelques proches rend visite à sa soeur pour organiser l’anniversaire de la petite dernière qui aura lieu le mois prochain. Le groupe passe à proximité d’une station de bus située dans l’avenue Brasil, lorsque déboulent quatre véhicules de police. Les pneus crissent, les balles sifflent et les cris déchirent la nuit. Ana-Cristina et son bébé de 11 mois ne se relèveront pas. La mère ne survivra pas à ses blessures, le … Continuer de lire Troca de tiros

A bala perdida


Le peuple brésilien pratique l’humour noir avec un certain talent, il faut le reconnaître. Est-ce une façon d’exorciser la violence endémique ? Sans doute, pour preuve voici la dernière trouvaille. La mascotte officieuse des J.O 2016 de Rio serait… une balle perdue ! Ceci est, hélas, le reflet d’une réalité dramatique. Les faits qui se sont déroulés la semaine passée à Rio de Janeiro, démontrent avec acuité l’immense défi auquel sont et seront confrontés les autorités locales et nationales. Cette guerre des trafiquants de drogue s’est soldée par plus de 40 morts, dix bus incendiés et un hélicoptère abattu. Le … Continuer de lire A bala perdida

De retour


De retour à Vitoria après un périple de deux mois. Les seuls changements notables sont d’ordre urbanistique, Vitoria a horreur du vide. Des chantiers poussent un peu partout et la spéculation immobilière bât son plein. Est-ce la preuve d’une bonne santé économique ? La croissance ne rime pas forcément avec prospérité. Les favelas adossées aux collines sont là pour le rappeler. Continuer de lire De retour