Superlotação


Le surpeuplement des prisons et l’incurie des autorités produisent des situations dramatiques et dans le meilleur des cas des moments cocasses.

Certaines prisons de l’Etat d’Espirito Santo et probablement de tout le Brésil sont dans un état catastrophique et dire que le système carcéral brésilien est bien loin de ce que l’on peut attendre d’une société civilisée est un euphémisme.

Le petit Etat du sud-est constitue à lui seul un bon angle de vue pour comprendre les ressorts et le fonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire du Brésil.

Un constat évident, en l’état actuel des choses rien ne peut freiner la spirale de la violence. Avec des prisons inhumaines, une justice lente et inadaptée, les chances de réinsertion de la petite et grande délinquance sont inexistantes.

Les exemples qui suivent son édifiant et hélas loin d’être des cas isolés.

Micro-ondas

83406-498c8546b6d591
Source A Gazeta

Localisées dans une prison attenante au commissariat de Serra (Delegacia Patrimonial) les cellules métalliques plus connues sous le nom de micro-ondas on  été fermées suite à la décision du Tribunal d’exécution des peines et les prisonniers transférés dans d’autres prisons.

En réalité, ces containers qui sont selon toute vraisemblance dépourvus des conditions minimums de ventilation, de luminosité et de salubrité sont destinés aux prisonniers en attente d’un ordre de transfèrement. Le chef de la police lui conteste cette version des faits et déclare droit dans ses bottes qu’au contraire, ces cellules comparées à d’autres prisons sont dans un bon état, en témoigne la réaction des prisonniers lorsqu’on leur a appris leur transfert immédiat. Certains d’entre eux ont pleuré et refusé de quitter leurs cellules, poursuit-il.

A quoi peuvent bien ressembler les autres prisons ? Cela fait froid dans le dos…

Une prison sur le point de s’effondrer

Des détenus ont arraché la grille de la prison de la DPJ de Serra non pas pour se faire la belle mais pour tirer la sonnette d’alarme ! Ces derniers ne souhaitaient pas s’évader mais y séjourner dans des conditions moins périlleuses criaient leur désespoir aux journalistes présents.  Ces revendications on ne peut plus légitimes, auraient de quoi faire sauter quelques fusibles de l’administration pénitentiaire voire du gouvernement de l’Etat mais ici cela provoque un léger frémissement. Les mesurettes annoncées après les révélations d’un scandale à la presse ne durent hélas que le temps d’un soupir.

Enfermer 32 personnes dans des cellules prévues pour quatre à l’intérieur d’un local déjà classé à risque et condamné par les pompiers ne choque pas outre mesure, dans les sphères dirigeantes on s’entend.

Des prisons mixtes ?

La surpopulation carcérale va jusqu’à créer des pavillons mixtes dans cette prison qui abrite 261 détenus pour une capacité maximum de 60. Pour libérer de l’espace dans la cellule des femmes, les responsables  du DPJ de São Mateus n’ont rien trouvé de mieux que d’enfermer les femmes en surnombre dans le même étage que celui des détenus hommes. Peu après la revelation, le Secrétaire à la justice a ordonné le transfèrement de toutes les femmes de l’unité dans des prisons adequates.

Une question se pose, que font les ligues et autres commissions de droits de l’homme d’habitude si promptes à réagir ?

MMC

Publicités

Une réflexion sur “Superlotação

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s