Shopping Center


Sem Juros (sans intérêts).

C’est par cette proposition alléchante que l’on accède à la société de consommation au Brésil.
Les centres commerciaux regorgent de produits sem juros. Le prix global étant écrit en minuscule, l’acheteur troublé par les petits prix affichés au bas des écrans plats et des ordinateurs dernier cri rend facilement les armes. Et si vous hésitez, une armée de vendeurs vous attend sur le pas de la porte pour vous proposer la lune.

Dans ce sanctuaire du capitalisme aseptisé la machine est bien huilée. Les boutiques reluisantes, les escalators en pagaille et les malabars à l’entrée des joailleries nous donnent un sentiment de sécurité.

Tout va bien, même la petite musique qui accompagne nos achats nous pousse à la consommation. Enfin, tout allait bien jusqu’à il y a une semaine. Les sols récurés à proximité de la Banco do Brasil se sont couverts de sang. Un sang qui faisait tâche dans le shoping de la classe moyenne de Vitoria. Celui de deux convoyeurs payés 635 reais (environ 200 euros) par mois.

Ils n’avaient aucune chance, pas même le temps de dégainer leurs révolvers. L’exécution était programmée par la bande organisée. Une rafale de mitraillette à bout portant pour dérober une sacoche contenant 130 000 réals.

L’action a, selon les dernières informations, été montée par une petite frappe au casier chargé qui avait suffisamment de charisme pour entrainer dix-sept autres jeunes dans cette équipée sanglante.

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